Le premier parti politique nationaliste Algerien : le collectif des Algeriens

Fondé entre 1832 et 1833 par Hamdan Khodja, Ahmed Bouderba et Ibrahim Moustapha Bacha, ils commencèrent par envoyer une pétition au roi Louis-Philippe 1er pour l’informer des atrocités commises par l’armée de l’invasion,

ils déposèrent un mémoire devant la commission d’Afrique, créée pour enquêter sur la situation en Algérie, dans lequel il dénonçait les crimes et abus des Français.

Ils utilisèrent tous les moyens pacifiques(il furent membre du conseil municipal d’Alger et également membre de la commission française d’indemnisation, des personnes expropriées ou dont les biens avaient été démolis pour cause d’«utilité publique (bidon))

Hamdane Khodja le membre le plus Actif écrivit un livre « le Miroir » (Al Mir’āt’) dans lequel il s’attela à décrire le pays (L’Algérie), les habitants en faisant d’eux des êtres attachants, respectueux de leurs traditions ancestrales.

Pour désigner les habitants : Algérois, Andalous, Kabyles, Arabes, Turcs ou Kouloughlis, il utilise le mot « Algériens », c’est à dire que déjà les notions d’Etat et de nation avaient pris forme dans la Régence. 

Il relate aussi le début de l’occupation française, de son administration et des horreurs et des exactions commises envers la population et ses biens.

Il met l’accent sur Les promesses non tenues de certains généraux, il les accuse d’avoir déshonoré leur intégrité ; c’est la partie miroir ou la partie négative de l’occupation, son but étant de faire passer un message libéral et de toucher l’opinion publique sur la question de l’indépendance de l’Algérie.

Nous comprenons que pour H. Khodja, lorsqu’il parle de patrie il désignait sa terre natale, et par peuple(s) l’ensemble des communautés de la Régence qui formaient une nation , un peuple de tribus tous unis par leur attachement à leur terre, ou comme le souligne

M. Lacheraf : « Quoi qu’il en soit, nation Etat, ou nation communauté ou simple patrie solidairement agissante, et par cela même « nationale », quelque chose existait qui a permis à l’Algérie de s’opposer au cours de 130 ans à une grande puissance impérialiste et à la forcer en définitive à capituler »

Cependant leur entreprise ne fut pas récompensée et les membres durent prendre des chemins différents, Ahmed Bouderba se rallia à l’émirat d’Abd Al Qadir et Hamdan khodja, traqué par le Maréchal Clauzel, s’exila à Istanbul d’ou il surveilla la situation en Algérie de très près avant de mourir en 1842.

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